On laisse gentiment le micro, et surtout le clavier à Julien pour son « résumé » de course XXL !
» Superbe journée au marathon de Chinon ☀️🏃♂️
Toutes les conditions étaient réunies : un parcours quasiment plat, une météo idéale, un meneur d’allure au millimètre… et surtout une bonne bande de copains 👊🍇
Venant de l’athlétisme, ça fait presque 10 ans que je chasse ce rêve du sub 3h sur marathon ⏱️🔥. Trois échecs au marathon de Paris, avec une meilleure marque en 3h14, et surtout ce souvenir douloureux : les jambes qui lâchent, qui brûlent, la tête qui ne suit plus… 😣
Quand un copain nous propose de faire un marathon en groupe, je me dis que c’est l’occasion de retenter l’aventure. Mais cette fois, sans refaire les mêmes erreurs. Objectif : une préparation volontairement plus light pour éviter les blessures, et un affûtage long pour arriver avec un maximum de fraîcheur physique et mentale le jour J 🧠✨
📅 Le 12 avril 2026, à 8h45 précises, le départ est donné. Le parcours emprunte une boucle de 21 km qui serpente dans le vignoble local 🍷🌿 avant de traverser la ville de Chinon. Nous sommes une trentaine à prendre le rythme du meneur d’allure. J’essaie de rester aux avant-postes pour ne pas perdre le contact aux ravitaillements. Ça parle, ça rigole… enfin ça, c’est les autres. Moi, je suis focus : PPM, relâchement, économie de course 🎯
Le parcours nous permet de croiser les copains au moins six fois sur le tracé 🙌. De quoi rebooster le mental et refaire le plein de carburant 🔋💪. Pendant une dizaine de kilomètres, je me demande si l’allure n’est pas un peu rapide, et si je ne ferais pas mieux de décrocher. L’objectif principal reste de ne pas souffrir comme lors des précédentes tentatives. Finalement, les jambes tournent bien 👌 et le premier semi passe très vite.
Et là… je fais une erreur. Je me dis que c’est le jour J, que le deuxième semi sera tout aussi facile, et je lance au meneur : « Trop bien, on a plus qu’à se dire que le deuxième semi, c’est une sortie entre potes » 😅 Je sors malgré moi de ma course. Dès le 25e km, je sens que les jambes n’ont plus la même fraîcheur. Et d’expérience, je sais que ça ne va pas aller en s’améliorant 😬.
J’efface ces pensées et me remobilise. Je continue de bien m’hydrater, de bien m’alimenter. Les jambes s’alourdissent pourtant encore. Un gars lâche : « Plus qu’une heure d’effort, ça va le faire ». J’acquiesce 👍. Dix minutes plus tard : « Allez, encore 50 minutes »… Là, je me dis intérieurement : ça va être très dur 😅
Au 35e km, c’est vraiment compliqué. Mes quadriceps sont durs comme du bois 🪵🦵, et je sais que le pire arrive. Je perds le contact après un ravito mal géré, et je commence à penser que c’est foutu… tant pis, ce sera pour le prochain…
Puis une pensée s’impose : « Le prochain, tu auras mal de la même façon. Alors bats‑toi maintenant, accroche le groupe le plus longtemps possible, et au pire, tu exploseras plus tard. » 🍿 Je sais que je dois tenir jusqu’au 38e, que je saurai me battre jusqu’au 40e, et que les deux derniers kilomètres se feront avec le cœur.
Quand je recolle au groupe, je croise nos supporters 📣. Ça me donne une énergie folle. J’ai envie de pouvoir partager le succès de tous avec le groupe l’après‑midi au logement… (et devant la victoire légendaire de Wout sur Paris‑Roubaix 🚴🐝🇧🇪😍) Je suis parvenu à refermer l’écart, mais au 39e, les jambes sont grippées.
Si je continue ainsi, ça ne tournera bientôt plus. Je décide alors d’accélérer légèrement car deux gars commencent à sortir (on parle de 5 secondes/km😅). Peut‑être qu’un changement d’allure débloquera les jambes 🤞. C’est très dur, mais je sais maintenant que ça va passer.
Les relances en ville me cisaillent les cuisses. À la montre, le sub 3h sur 42,195 km est validé… mais je le veux aussi au chrono officiel ⏱️✅. Le meneur d’allure me repasse devant à ce moment‑là.
Hors de question d’avoir fait tout ça pour finir derrière 😤. Je mets tout ce qu’il me reste, je repasse devant, je franchis la ligne… et je me laisse submerger par les émotions 😭🙌
Je l’ai fait. 2h59’24’’. Je suis sub 3h sur marathon. 🎉🏅
S’il y a une chose que je retiens, c’est que parfois, la meilleure façon de réaliser ses rêves, c’est de ne pas en faire une obsession. Ça prendra le temps que ça prendra, mais la résilience finit toujours par payer.
Et comme dit Wout « ce qui compte ce ne sont pas toutes les fois où tu es tombé mais toutes les fois où tu t’es relevé »
Félicitations Julien 😍



